Chaque année, des milliers de cotons démaquillants à usage unique partent à la poubelle. Il existe pourtant une solution plus saine pour la peau, qui permet également de réduire son impact écologique. Passage en revue du disque démaquillant lavable.
- C’est le nombre de cotons démaquillants que l’on utilise en moyenne chaque année – soit 180 par mois, et six par jour –, selon une enquête menée par ConsoGlobe. Comme leur nom l’indique, ces derniers sont fabriqués à partir de l’une des matières les plus polluantes de la planète : « La culture du coton consomme 24% des pesticides mondialement produits, dont certains classés par l’OMS comme hautement dangereux ou extrêmement dangereux », rappelle le site spécialisé Planetoscope. Un véritable désastre écologique qui peut toutefois être évité si l’on opte pour certaines alternatives, à savoir les tampons lavables et réutilisables, qui sont : 1. Moins abrasifs pour la peau ; 2. Moins couteux sur le long terme ; 3. Moins polluants.
- Avant la première utilisation, les cotons doivent être, au préalable, passés en machine. Il suffit de choisir un programme à 30°C – ou plus selon les conseils d’entretien indiqués sur la notice.
- Avant de les passer sur le visage, on applique quelques gouttes de son produit sur le coton.
- On passe le coton imbibé sur son visage (yeux, lèvres, peau) de façon circulaire pour limiter les irritations.
- Après chaque utilisation, on rince généreusement à l’eau claire chaque coton, avant de le faire sécher à plat.
- Une fois sec, celui-ci peut partir en machine, toujours à 30°C. Il sera ensuite réutilisable quasiment à l’infini.
Pour sélectionner les produits, nous avons pris en compte plusieurs critères : la matière, la durée de vie, le label oeko-tex, le lieu de production.
Le bambou
C’est probablement la matière la plus répandue, qui résiste efficacement contre les bactéries (un très bon point lorsqu’on l’applique sur son visage). Un poil plus rugueux que l’eucalyptus, il convient parfaitement aux peaux mixtes à grasses. Il s’utilise très bien pour faire pénétrer des produits à la consistance épaisse, mais également pour retirer le maquillage.
Le coton bio
Comme expliqué plus haut, le coton peut être l’une des matières les plus polluantes pour la planète. Ce n’est toutefois pas le cas si celui-ci est produit de façon éco-responsable (à savoir sans pesticides, et sans OGM).
Le mix bambou-coton
C’est également très commun. Les disques faits à partir de bambou et de coton ont l’avantage de cumuler les bénéfices de chacune des matières.
Les matières moins communément utilisées pour les disques démaquillants lavables :
Le chanvre
Beaucoup moins consommateur d’eau lors de la production, le chanvre est idéal car très écologique. C’est la matière à privilégier lorsque l’on a des problèmes de peau, et que l’on souhaite appliquer des produits à base d’huiles.
L’eucalyptus
C’est une matière douce, qui va donc convenir aux peaux les plus sensibles. Son côté peu absorbant permet d’utiliser les produits aqueux (comme les eaux micellaires ou les hydrolats par exemple), sans gâcher de produit.
La durée de vie
Certaines matières durent plus longtemps dans le temps, et il est important d’avoir connaissance des conseils d’entretien de chacune. Le bambou, par exemple, peut rapidement devenir très rugueux, et ainsi désagréable à utiliser : pour y remédier, on utilise une dose d’assouplissant lors du lavage, ou on les passe une dizaine de minutes au sèche-linge.
Le label OEKO-TEX
« Sur la base d’un catalogue de critères fondé scientifiquement et de tests de laboratoire neutres, les entreprises sont assistées de manière ciblée dans la chaîne textile pour la mise en œuvre de la sécurité de produits qu’elles souhaitent atteindre d’un point de vue d’écologie humain », peut-on lire dans la brochure disponible sur le site officiel d’OEKO-TEX. Ainsi, « la certification STANDARD 100 by OEKO-TEX assure la conformité légale des produits textiles contrôlés. »
La production
Certains des produits présentés ci-dessus ont été fabriqués en France, ou par des entreprises françaises. Il est en effet important, dans une démarche écologique, de soutenir les artisans locaux.
Quelles sont les autres solutions ?
Il est tout à fait possible de supprimer les cotons démaquillants (réutilisables ou non) de son vanity. Il suffit pour cela d’opter pour des produits qui s’appliquent ou s’utilisent à l’aide de ses deux mains – tout simplement. Pour ce qui concerne le démaquillage, on choisit une huile à appliquer avec ses doigts, suivie d’une émulsion à utiliser sous la douche. De plus en plus de marques proposent également des lotions et autres soins à utiliser sans coton. Il est toutefois conseillé d’acheter un lot de disques, pour enlever le vernis à ongles notamment.
Conclusion
Opérer une transition dans sa salle de bain n’est pas toujours évident – surtout lorsque l’on a mis en place de nombreuses habitudes de consommation. Pourtant, il est possible de commencer par des gestes simples, bons pour la planète, la peau et le porte-monnaie, par exemple en remplaçant des cotons démaquillants jetables par des disques lavables.
De nos jours, chaque action pour lutter contre le désastre écologique et le réchauffement climatique compte. Opérer une transition vers des disques démaquillants réutilisables est donc un premier pas vers le zéro déchet.
Agressée sans arrêt par le monde extérieur – notamment la pollution dans les grandes villes –, la peau a plus que jamais besoin de tendresse. N’utiliser que des matières biologiques et saines peut aider à l’hydrater, et à combattre les imperfections.
À l’achat, les tampons démaquillants lavables coutent plus cher (il faut en effet compter entre 10 et 15 euros pour une dizaine de pièces). À terme, cela est toutefois plus avantageux, financièrement parlant. En effet, il faut compter environ 2 euros pour une cinquantaine de disques jetables. Le budget moyen par mois est donc d’environ 7,2 euros. Le prix des versions lavables sera ainsi amorti au bout de deux mois seulement.